VESTIGES DU CORPS
Description
Yvanovitch Mbaya, figure singulière de la création contemporaine africaine, déploie une œuvre libre, non académique, nourrie de traversées géographiques et humaines à travers le continent. Sa pratique mêle dessin, lavis d’encre de Chine et pigments naturels issus notamment de la macération du café. Cette matière vivante lui permet d’aborder des thématiques essentielles : identité, corps, déplacement, inégalités, mémoire et quête d’unité. Autour de lui, des corps flottants, dansants ou fragiles deviennent les porteurs d’une poésie silencieuse, à la fois intime et universelle. La série « On posera les mots après » met en lumière une œuvre qui préfère le silence à la démonstration, la suggestion à l’explication. Ici, le regard précède le discours : le spectateur est invité à ressentir avant d’interpréter. Chez cet artiste, le corps n’est pas seulement représentation : il est passage, mémoire et mouvement. Ses œuvres nous rappellent que l’existence est à la fois fragile et infiniment puissante. Lauréat du second prix de peinture aux Rencontres Internationales d’Art Contemporain des Ateliers Sahm en 2012, il poursuit ensuite un parcours international. Il participe à l’atelier Contraste, au festival Étonnants Voyageurs, puis poursuit une recherche artistique autour des spiritualités liées à l’eau en Afrique de l’Ouest. Installé au Maroc en 2015, il participe aux éditions d’Arkane Afrika, ainsi qu’à de nombreux événements internationaux : Off Biennale de Dakar, Douala Art Fair, Segou’Art, Yaz Karmasi 17, 1.54 Marrakech, AKAA Paris.
Ainsi, Vestiges du corps se donne à lire comme une méditation sur la trace : celle du corps, de la mémoire, du déplacement et de l’histoire, dont les empreintes demeurent, même lorsque les présences se sont effacées.